Des montagnes des Pyrénées à celles de l’Auvergne, 19 écoliers originaires de l’Aude ont passé quelques jours en classe découverte en Auvergne dans le Puy-de-Dôme. Au programme du reportage en Auvergne FRANCE 2 : fous rires dans le bus, légendes contées au bord du lac Pavin et observations de chamois.
« Merci d’éteindre vos téléphones portables, de relever vos sièges et vos tablettes. Le décollage est imminent. » À bord du minibus qui conduit 19 écoliers originaires des Pyrénées sur les routes d’Auvergne, Laurent Plantin fait l’animation. La tâche est presque trop facile pour cet organisateur de classes découvertes. « Tout à l’heure, quelqu’un me demandait si c’était une coulée de lave qu’il y avait au bord de la route. Quand vous voyez des colonnes de pierre, vous êtes sûrs que c’est une coulée de lave », commente-t-il au micro.
Chants dans le fond du bus
Pendant le trajet, Laurent Plantin partage des anecdotes aux enfants qui se dandinent d’impatience sur leur siège. Certains s’occupent en faisant des jeux de mains, d’autres chantent des comptines dans le fond du bus. « J’ai une tante qui est au Maroc et qui s’appelle… », lance Sarah Pujol, la directrice de l’école. « Hip Hop », répondent les enfants en passant leurs deux pouces par-dessus les épaules.
Première étape de cette troisième journée dans le Puy-de-Dôme : le lac Pavin, à deux pas de Besse-et Saint-Anastaise et Super-Besse. Bien emmitouflés dans leurs manteaux, les écoliers observent Laurent Plantin dessiner un schéma sur son ardoise blanche. « Il faut que je vous parle du volcan qui est juste derrière. Le magma est remonté, il y a 7 000 ans à peu près. À votre avis, si on est à la surface qu’est-ce que l’on voit ? Une explosion de l’espace ! Est-ce que vous êtes prêts à tout faire péter ? » Pour réussir à captiver les enfants, l’animateur a un secret : les faire rire.
J’aime bien faire marrer les enfants. Je crois qu’apprendre en s’amusant permet de mieux retenir, de se faire des souvenirs.
Laurent Plantin
Animateur de classes découvertes
Légendes locales
Et maintenant, place à la légende… « Le seigneur Roupoutou serait venu s’asseoir sur cette « chaise du diable ». Il se serait mis à pleurer toutes les larmes de son corps et elles auraient ruisselé jusqu’au lac. Ce serait carrément les larmes du diable qui auraient rempli ce cratère », raconte Laurent Plantin. Car l’objectif d’une classe verte est d’ouvrir ces élèves à de nouveaux horizons.
